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Ven, Oct

Entretien personnalisé avec Christophe Cazaux, Directeur général de la Fondation Toulouse Cancer Santé

Rencontres

Le CIRT : Bonjour M. Cazaux et merci de nous accueillir aujourd’hui.

C.C. : Bonjour je suis heureux de m’adresser aujourd’hui au CIRT et impatient de vous rencontrer lors de votre prochain 18-20h.

 Le CIRT : Entrons tout de suite dans le vif du sujet… Depuis quand la Fondation existe-t-elle ?

C.C. : Elle existe depuis 2005 et a démarrée avec 21,5 millions d’euros dont 10 millions de l’entreprise Total, 8 millions de l’Etat, 1 millions d’entreprise comme Pierre Fabres, Amgen, Glaxo, puis 0,5 de Siemens. C’est une fondation qui s’appelait jusqu’à maintenant la Fondation Innabiosanté. Elle est reconnue d’utilité publique.

 

Le CIRT : La Fondation a récemment changé de nom ?

C.C. : Depuis cet été la Fondation que je dirige depuis le 1er avril 2014 a effectivement changé de nom et de périmètre : elle s’appelle maintenant la Fondation Toulouse Cancer Santé. Comme son nom l’indique elle est au service de la lutte contre le cancer et de la recherche sur le cancer à Toulouse. C’est « l’appui » à la recherche contre le cancer : elle est au service de la cancérologie toulousaine dans son ensemble avec, évidement un navire amiral qui est l’Oncopole.

Le CIRT : Quels sont les principaux objectifs de la Fondation ?C.C. : Le 1er objectif est de faire venir sur Toulouse des talents scientifiques ou médicaux. Il est clair que sans l’idée lumineuse du Président de la Fondation (M. Philippe Douste Blazy) de créer un cancéropole et sans l’explosion d’AZF (si on veut être un peu brut), il n’y aurait sûrement pas eu le cancéropole à Toulouse. Il y a de très bons scientifiques, de très bons médecins, des gens qui sont reconnus au niveau mondial dans leur spécialité, mais il y a « quelques trous dans la raquette ». L’idée c’est que cette Fondation puisse contribuer à faire venir des sommités dans des domaines où nous sommes peut être moins reconnus.

Le CIRT : … et le 2ème objectif ?

C.C. : Oui, ensuite, c’est une aide à la recherche sur toutes ses formes : la recherche fondamentale, clinique, appliquée. A sachant que ce qui fera venir les entreprises et les industriels se sont les essais cliniques précoces avec la proximité évidente des patients. C’est une vraie valeur ajoutée dans un centre comme ici.

Le CIRT : Quelles sont les idées fortes de l’Oncopole ?

C.C. : L’idée forte de l’Oncopole c’est ce que j’appelle « l’effet cafétéria » (c’est bien sûr une image) ; en pariant sur le fait que dans une même cafétéria se croiseront le chercheur, le médecin et l’industriel, même l’enseignant et l’étudiant, on peut espérer que les 12-15 ans nécessaire pour faire un médicament à l’heure actuelle, soient ici largement réduits.

La deuxième grande idée qu’il faut retenir sur l’Oncopole c’est (la Fondation a un rôle) de financer des recherches qui croisent les technologies qui ont fait le succès de Toulouse dans d’autres domaines. Par exemple l’aéronautique, le spatial et l’informatique. Si on veut se démarquer par rapport à d’autres sites d’excellence comme Paris, Lyon, Montpellier, il y a peut-être cet « effet cafétéria » que n’ont pas les autres mais il y a aussi cette fertilisation croisée avec la technologie.

Le CIRT : Avez-vous un modèle ?

C.C. : Mon modèle est la Fondation de l’institut Curie à Paris. Je trouve que c’est un bon modèle car la fondation a opté pour différentes communications : B to C,pour les gens qui veulent donner à partir de 10€ et B to B avec des PME. On souhaite que la Fondation Toulouse Cancer Santé soit au service de l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse, et de façon symbolique, nos bureaux seront ici, à l’étage de la Direction de l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse. Nous siégeons au Directoire de l’Institut Universitaire de Toulouse, dans notre conseil d’administration il y a le Directeur du CHU, le Directeur de l’Institut Universel du Cancer de l’Oncopole, M. Attal,… nous allons donc travailler main dans la main pour être au service du développement de la cancérologie toulousaine.

Le CIRT : Quel rôle les entreprises ont-elles à jouer dans la Fondation ?

C.C. : Je fais le constat que le système de sponsoring classique est périmé. Nous proposons un système dont l’objectif est de fédérer à Toulouse un tissu de PME, d’industriels de taille moyenne qui vont nous aider à être fiers d’un médicament qui sort de l’Oncopole, comme on peut être fier d’un A350 qui sort des usines d’Airbus. Cette idée de fierté toulousaine industrielle sur « Aidez-nous pour que dans les 10 ans qui viennent il y ait des médicaments « made in Toulouse » dans le domaine du cancer » nous a amené à proposer un effet « boule de neige ». Pour fédérer ce tissu, nous proposons une sorte de pyramide vertueuse ou les PME sont marraines d’autres PME…Mais, je vous en dirais plus le 25 septembre…

Monsieur Cazaux, merci beaucoup pour ces explications fortes intéressantes qui seront plus détaillées lors du 25 septembre. Nous aurons à cette occasion le plaisir de découvrir le rôle important que nous, entreprises de la région nous avons à jouer sur ce beau projet innovant.

 

| Entretien réalisé par Impact Evolution pour "En Direct du CIRT" 09 septembre 2014.

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